Interview Come Swim: ScreenDaily
Nouvelle interview de Kristen pour 'ScreenDaily' lors de la promo de 'Come Swim' au Sundance Film Festival ...
Kristen aux côtés Michael Pruss le producteur exécutif du film.
(Traduction faite par Caroline, merci de respecter son travail)
Kristen et le producteur exécutif Michael Pruss en interview avec Screendaily pour 'Come Swim' à Sundance.
La célèbre actrice rejoint Scott Free, vice-président exécutif de production et le producteur exécutif Michael Pruss de 'Come Swim' pour discuter de ses débuts de metteur en scène dans un court-métrage à Sundance et « c’est se prendre une rupture sentimentale de plein fouet, ce film. »
Josh Kaye est l’acteur du film, qui a été tourné principalement à Los Angeles et pour 2 jours en Arizona l’été dernier, et est décrit sur le site web de Sundance comme un "diptyque sur la journée d’un homme, portrait moitié impressionniste et moitié réaliste."
Scott Free et Starlight Studios ont produits 'Come Swim ' et Refinery 29 a financé le projet, avec Dave Shapiro de Starlight, en tant que producteur. Il a fait la première le jeudi et a été projeté à nouveau 2 fois le samedi avec une projection de plus le mercredi et enfin le samedi du dernier weekend. Stewart est en photo à droit à côté de Pruss.
Comment tu te sens après la première ?
Kristen Stewart : Je me sens si chanceuse qu’autant de gens l’aient vu sur grand écran et, plus important, l’aient entendu, car le son en est une partie importante et ça bouge, ça te traverse et la vibration est palpable et te fait te sentir un peu mal et ça accroit l’anxiété et ça en est encore plus satisfaisant. J’ai eu 5 projections. C’est tellement cool. Simplement cela me rend si contente. On a lancer des voix à travers toute la salle et ça réfléchit l’intérieur d’un esprit éparpillé et on ressent comme si on était attaqué par les souvenirs. On dirait que des voix viennent de tout autour de vous.
Cette séquence de vague en ouverture est puissance et semble presque hyper-réelle. As-tu utilisé des effets spéciaux ?
KS : C’est incroyablement réel. J’ai écrit (le personnage masculin) desséché et et je sentais que ça ne pourrais marcher que si tu vois ces mirages abondamment hydraté, pour montrer ce qu’il tente d’absorber, mais qu' il ne peut pas. Mon storyboard était si ridiculement ambitieux et mon équipe de production ne m’a jamais autorisé à diminuer l’idée originale. Nous avons fait appel à un photographe sous-marin qui vit à Sydney et il avait cette caméra qui prend 1000 images secondes. Tu ralentis le temps jusqu’à un point qui fait comme si tu te sens super dépressif : tu te déplaces comme dans de la boue, à travers le temps et cette vague grossit et grossit et elle ne se brise jamais. Si ça avait été en digital, ça aurait été ringard. On a tamisé des heures et des heures de film pour trouver ces quelques secondes. Tu peux tourner avec cette caméra pendant 30 secondes et à la fin tu obtiens 3 heures de prise de vue.
Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de cette histoire ?
KS : ça a commencé d’une façon plutôt ambiguë. J’étais obsédée par l’idée d’un homme assis au fond de l’océan et le contentement qu’il en retirait, de la solitude et de comment c’était sombre, parce qu’à un certain moment, cela me paraissait quelque chose qui m’attirait. Tu ne peux pas voir la lumière à moins que tu n’ouvres les yeux et ça parle de s’autoriser à voir parce que c’est toujours là.
C’est un film sur une rupture que tu te prends en pleine face. Je ne suis résolument pas gênée de ce qui a enflammé ce désir de capturer ces images. C’est juste cette première chute. Tu as cette force qui te dirige et te force à continuer à avancer et puis, tout à coup, ça s’effondre et tu penses ‘comment est-ce que je vais vivre maintenant ?’ Tu t’attaques toi-même avec des souvenirs et tu envisages sous tous les angles comment ça aurait pu être différent et ce que j’aurais pu dire, et qu’est-ce qu’il aurait pu dire, et il y avait cette autre personne et alors tu fais un pas en arrière et tu réalises que ça n’était pas si mal. C’est pour cela que la seconde fois quand tu entends à nouveau les mêmes phrases répétées (dans 'Come Swim') elles sont plaisantes, elles ne sont pas complètement mauvaises. Suivant la perspective, tu peux d’assassiner toi-même avec des évaluations et des sur-analyses.
Est-ce une réponse à une relation en particulier ?
KS : J’ai eu 4 relations incroyablement publiques. C’est sur toutes les 4. J’y ai pensé pendant 5 ans ou à peu près, et sur tout ce que j’avais vécu en amour. Ce sont des situations catalyseur qui peuvent démarrer dans une relation et il y a certaines expériences traumatisantes qui te conduisent à des expériences existentielles. Je dois me contenter du fait que je dois vivre chaque jour et essayer de me garder en vie. Je suis seule et nous le sommes tous et je voulais vraiment démontrer que c’est normal.
Tu peux faire croitre ta propre douleur et penser que tu es seul à y faire face et personne ne peut vraiment comprendre, mais à la fin de la journée, il y a quelque chose de très réconfortant à savoir que tu es tout seul… Avant d’aller te coucher, durant ces dernières 2 secondes il y a certaines questions auxquelles tu ne peux pas répondre, et tu dois passer au travers. C’est important de méditer sur ces sujets mais en même temps tu ne peux pas tomber dedans. C’est sur le fait de perdre le contrôle et réaliser que tu dois faire partie de la vie et l’apprécier… tu ne peux pas écrire l’histoire de ta vie. Ça serait bien, mais ce n’est pas comme ça qu’on vit.
Michael Pruss (MP) : Quand tu reviens sur une relation, ce n’est jamais linéaire, les souvenirs que tu en as et ça te frappes avec des flash-back. Souvent, des petites choses du présent peuvent entraîner des souvenirs très accablants et le film parle de comment tu peux donner du sens à ces choses accablantes qui sont arrivées et comment tu avances pour trouver des solutions. Tout ceux qui participaient à ce projet, recherchaient le moyen de faire ce voyage depuis la dissolution vers le contentement.
K.S. Oui, et te permettre de ne pas être chargé par quelque chose. Et tout doit couler de source. Si tu combats contre l’eau, tu vas finir par te fatiguer et te noyer.
M.P. C’est ce paradoxe bizarre quand ce que tu as besoin le plus peut te tuer, et c’était le motif dont nous parlions le plus et qui était au cœur du processus. Il y a ce paradoxe principal en amour : tu recherches une appartenance et cela peut te détruire. Et c’est aussi au sujet de l’acceptation de l’inconnu dans les aspects de la vie et la réalisation que tu ne peux pas tracer une ligne sous toutes les choses.
Quand t’est venue l’idée de faire un film ?
K.S. Il y a une paire d’année déjà, je voulais vraiment le faire et j’avais cette première image d’un gars sur le sol et il avait très, très soif et n’était pas capable d’absorber l’humidité. J’ai relu tous mes poèmes écrits ces 5 dernières années et j’ai vu que j’avais réécrit les mêmes choses encore et encore. J’avais besoin de réutiliser tout ça pour pouvoir écrire sur quelque chose d’autre. (Mike et moi) étions à Singapour pour tourner 'Equals' et j’ai tout écrit dans un carnet de notes et je l’ai envoyé à ce gars (elle désigne Pruss). Je voulais faire des films depuis que j’ai l’âge de 10 ans. Mais tu dois avoir quelque chose à dire. C’est incroyablement personnel mais c’est aussi tellement simple. C’est total first-world, problème de blancs ; parler d’à quel point tu peux être triste et comme c’est accablant.
M.P. Il y a une universalité dans cela. Nous avons tous été seuls, nous nous sommes tous sentis déprimés et ressentis le chaos d’une relation dans la vie et nous sommes tous passés au travers.
Ecrire est tellement un processus intérieur, alors comment c’était de diriger ?
K.S. C’était casse-gueule parce que quand quelque chose en en vaut la peine et prend vraiment vie, ça ne se fait pas tout seul, et à la fois comme acteur et comme metteur en scène, je ressens quand ça devient cohérent et que ça s’assemble, c’est miraculeux. J’ai fait un paquet de mauvais film mais… la fierté ne vient pas d’avoir créé quelque chose sur quoi tu peux estampiller ton nom en tant qu’acteur ou metteur en scène – c’est vraiment plus une question d’être étonné par une occurrence et être impliqué dans une occurrence. WOW, cette idée est passée entre nous tous et à fini par donner cette chose. Je ressens ça en tant qu’acteur aussi.
Vous plongez dans les responsabilités et c’est comme si vous teniez un bol d’eau : un bol d’eau très lourd et peu profond et la ligne d’arrivée est à un mile d’ici et tout le monde a besoin de mettre une main dessous et de faire en sorte que pas une goutte ne tombe à côté, et à la fin, c’est bien plus léger, parce que tout le monde a une main dessous et en tant que metteur en scène et acteur, je ressens ça. J’ai commencé ça, mais une fois que s’était lancé, tout le monde a besoin de mettre sa main sous le bol. Tu ne peux pas faire ça seul. Tout le processus est une histoire d’ensemble.
Avez-vous apprécié ça ?
K.S. Je me suis beaucoup amusée. Complètement heureuse. Quand les choses marchent et que tout roule bien, j’ai l’air d’une folle, avec des yeux fous. C’est si satisfaisant. Je mettais un pied l’un devant l’autre. Tu ne peux pas penser à ça comme un tout, ça te plomberait le moral. Ce n’est pas tellement orienté vers un résultat ; réellement c’est plus sur l’expérience à vivre, cette chose compulsive. Tu ne peux pas penser au mur complet tu dois poser cette brique, puis peut-être cette brique et tu te recules et tu as construit un mur.
Comment est-ce que ça s’est rassemblé ?
M.P. Chez Scott Free nous avons une super relation sur 'Equals' et Kristen a travaillé avec le fils de Ridley, Jack sur 'Welcome To The Ryley's' il y a quelques années, donc c’était plutôt une continuation naturelle et une collaboration. J’aidais un pote à ce moment-là. Notre partenaire sur le film Starlight Studios et Dave Shapiro ont amené Refinery29 pour le financer. Nous, à Scott Free, considérons Kristen comme faisant partie de la famille. Une des premières chose que Ridley a fait quand nous lui avons montré le film, il lui a envoyé une note disant que c’était fantastique et qu’elle était comme un membre de la famille.
K.S. Il disait que c’était une mise en scène sûre d’elle. Je sautais littéralement tout autour de ma chambre.
M.P. Nous avions une super équipe. Nous avions le cinématographe John Guleserian et j’ai présenté Kristen à un ami qui est un éditeur appelé Jacob Secher Schulsinger qui a tourné pour Lars Von Trier et édité Take Me Over The River. J’avais le sentiment qu’ils allaient établir une connexion, c’est la raison pour laquelle je les ai mis en présence.
K.S. je m’incline devant Jacob. Il est un grand artiste.
Vous partagez une grande énergie en tant que collaborateurs
M.P. Pendant nos temps de pause, nous somme tous les deux des grands lecteurs et nous parlions des choses que nous avions lues et qui nous avaient inspirés et de la façon dont nous voyions le monde.. Notre amitié a évolué de façon naturelle. Nous avions un bon rythme ensemble et c’est une part de la production quelques fois.
K.S Il y a les producteurs qui vont faire faire un film et il y a les gens comme Pruss, dont je sens pourquoi ils font cela. Quelques producteurs ne sont là que pour l’argent, et c’est bon aussi. Mais tu regardes l’histoire de Mike et il a commencé à Focus Features à apporter le thé au gens. J’aime les gens comme ça. Il a monté petit à petit et il fait des trucs merveilleux. Lui et (le producteur de Sils Maria) Charles Gilibert sont les foutus gars.
Allez-vous plus diriger ?
K.S. Je veux que ça prenne de l’ampleur de ce côté-là. Nous sommes en train de regarder des trucs. Je ferai un film. Mais je veux faire encore une paire de courts métrages. (StewarT a dit qu’elle projetait de diriger un court métrage sur le contrôle des armes). J’aime jouer des rôles, et je ne vois pas vraiment de grande différence. Je peux travailler pour des gens sur un million de sujets différents, mais quand c’est ton truc, il faut que ça sorte naturellement. C’est le cas ici. Le premier jet durait 40 minutes. Je pourrai le monter à 120 minutes comme un rien.
Et qui est Josh, le seul acteur de 'Come Swim' ?
K.S. C’est juste mon ami Josh qui n’a littéralement rien fait. Je voulais tellement jouer ça moi-même et m’identifier à lui. Je sens que nous pourrions être reliés, alors c’était un accord parfait. Si ça n’allait pas être moi, alors je suis contente que ça ait été lui.
Source: Team Kristen Site.
